HTS BIO

On parle de biotechnologies dès lors que l’on utilise des micro-organismes pour intervenir dans le processus de transformation de la matière. Notre métier : les biotechnologies appliquées à l’environnement. Depuis 1988, HTS BIO conçoit et fabrique en France des produits et solutions écologiques à la pointe de l’innovation pour le nettoyage et l’entretien, la bioremédiation (dépollution biologique), l’agriculture, l’aquaculture, le traitement des eaux et les plans d’eau.
À propos de nous

LE CNRS : UN PARTENAIRE FONDAMENTAL

LE CNRS : UN PARTENAIRE FONDAMENTAL

Le CNRS (Centre national de recherche scientifique) est nettement orienté vers la recherche fondamentale. Mais des applications concrètes existent bel et bien…

 

La crème de la crème de la chimie bactérienne

Basé à Marseille, l’Institut méditerranéen de microbiologie du CNRS est le plus grand centre de recherche français. Vincent Méjean dirige une équipe de 10 personnes composée de cinq statutaires – un directeur, deux chargés de recherche, un maître de conférences et un professeur de faculté – et cinq étudiants postdoctorat.

Chaleureux, joyeux et passionné, Vincent Méjean a accepté de recevoir HTS’Mag pour nous en dire plus sur sa collaboration avec HTS BIO.

 

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L’œil dans le microscope, les pieds sur terre

Depuis plus de 20 ans, Vincent Méjean travaille main dans la main avec HTS BIO.

Comment est-ce possible ? Fonctionnaires depuis 1986, les chercheurs du CNRS ont la possibilité de travailler partiellement avec des entreprises privées. Cela crée de belles synergies où tout le monde est gagnant :

  • Les chercheurs contribuent à faire progresser leurs partenaires et constatent que leur travail de recherche fondamentale trouve des échos dans « le monde réel » : c’est motivant !
  • Le CNRS diversifie ses sources de revenus.
  • Les entreprises quant à elles jouissent de leur expertise et de leurs conseils.

Mais la collaboration entre HTS BIO et le CNRS ne s’arrête pas là : depuis quelques mois, le centre de recherche et la PME se « partagent » un doctorant qui planche sur les problématiques de la dépollution…

 

La PCR : une spécialité rare et précieuse

Vincent Méjean est un spécialiste mondialement reconnu de la PCR (abréviation de l’anglais « polymerase chain reaction » : réaction en chaîne de polymérisation), une technique qui permet :

  • de dupliquer une séquence d’ADN (plusieurs millions en quelques heures !) à partir d’un échantillon (1),
  • une identification irréfutable d’une séquence d’ADN, donc d’une espèce.

Concrètement ? Si la PCR est utilisée en criminalistique et dans le secteur médical, elle est aussi très précieuse pour HTS BIO car « elle permet d’obtenir un profil génétique pour l’ensemble de notre collection de souches bactériennes » explique Jean-Philippe Dos Santos, directeur technique et scientifique de HTS BIO.

La PCR est l’outil d’un contrôle qualité ultraperformant servant :

  • à valider des lots de fabrication : on vérifie par PCR que le profil génétique des souches bactériennes est bien conforme,
  • à opérer un suivi dans l’environnement. Par exemple, pour un chantier de bioremédiation (dépollution biologique) HTS BIO utilise des bactéries sélectionnées pour leurs propriétés de digestion des polluants identifiés in situ(2). Grâce à la PCR, on vérifie tout au long du processus de dépollution que les bactéries sont toujours présentes dans l’environnement à traiter et en quantité suffisante pour bien effectuer leur travail de digestion.

 

Des super-héros microscopiques

Néfastes, porteuses de maladies, sales, effrayantes, poilues et repoussantes… Voilà l’image peu flatteuse que nous nous faisons des bactéries. Pourtant, un grand nombre d’entre elles ne sont rien moins que de microscopiques super-héros.

Pas rancunières pour deux sous, les bactéries rendent bien des services à l’homme qui les utilise pour élaborer des médicaments, des produits pour l’entretien et le nettoyage ou pour l’aquaculture, ou encore de merveilleux fromages !

Les bactéries s’adaptent à n’importe quel milieu, résistent à des variations importantes de température et à des conditions de vie extrêmes. Savez-vous par exemple que certaines bactéries vivent et se reproduisent à une température supérieure à 100 °C ? Que d’autres ont la faculté de provoquer la précipitation des métaux ?

Vous l’aurez compris, ces aptitudes exceptionnelles intéressent beaucoup les industriels pour faire travailler à leur place ces micro-super-héros dans les milieux inhospitaliers.

 

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Des matières premières vivantes

Dans ses formulations, HTS BIO intègre des matières premières vivantes ou issues du vivant. C’est le principe des biotechnologies (3).

Les matières premières vivantes sont des micro-organismes (bactéries) sélectionnés pour leurs propriétés de digestion des matières organiques.

Les matières premières issues du vivant sont les biosurfactants : agents de surface actifs produits par des micro-organismes. Les biosurfactants étant non reproductibles chimiquement, il est nécessaire de bien s’occuper des bactéries qui les fabriquent en veillant à les nourrir et à leur offrir un cadre de vie adapté… Exactement comme on le fait pour les animaux d’élevage !

 

Ce partenariat gagnant-gagnant nous révèle que la recherche fondamentale est une source précieuse d’innovation et recèle la promesse d’un avenir plus « écologiquement correct ». Et cela, HTS BIO, l’a bien compris.

 

(1) La PCR une méthode de biologie moléculaire d’amplification génique in vitro qui permet de dupliquer en grand nombre (avec un facteur de multiplication de l’ordre du milliard) une séquence d’ADN ou d’ARN connue, à partir d’une faible quantité (de l’ordre de quelques picogrammes) d’acide nucléique. Source : Wikipedia. En savoir plus : cliquez ici.

(2) À lire : La dépollution biologique, quel chantier !

(3) À lire : La biotechnologie pour les nuls

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