HTS BIO

On parle de biotechnologies dès lors que l’on utilise des micro-organismes pour intervenir dans le processus de transformation de la matière. Notre métier : les biotechnologies appliquées à l’environnement. Depuis 1988, HTS BIO conçoit et fabrique en France des produits et solutions écologiques à la pointe de l’innovation pour le nettoyage et l’entretien, la bioremédiation (dépollution biologique), l’agriculture, l’aquaculture, le traitement des eaux et les plans d’eau.
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HTS BIO & LE CNRS : 25 ANS DE PASSION

HTS BIO & LE CNRS : 25 ANS DE PASSION

C’est au début des années 90 que le partenariat entre HTS BIO et le CNRS est scellé. En près de 25 ans, la relation est devenue riche, amicale et durable. Jacques Faudin, PDG de HTS BIO raconte…

 

HTS’Mag : Dans quel contexte le lien entre le CNRS et HTS BIO est-il né ?

Jacques Faudin : HTS BIO existe depuis 1988. Miser sur les biotechnologies environnementales il y a presque 30 ans était un pari à hauts risques. Les débuts ne furent pas faciles : peu nous ont fait confiance, beaucoup nous tenaient pour de sympathiques illuminés, quelques-uns nous ont mis des bâtons dans les roues. C’est au début des années 90, que j’ai eu l’idée de me rapprocher du CNRS : j’avais la conviction qu’il existait de fructueuses synergies à mettre en place.

 

HTS’Mag : Il y a probablement eu un élément déclencheur. Lequel ?

J.F. : Et bien c’est tout simple… et un peu osé, je vous l’avoue avec tout ce recul ! Quand nous avons commencé, nous disposions d’un capital de 1 million de francs, soit environ 150 000 € (170.000 $). C’était amplement insuffisant pour acquérir le matériel coûteux nécessaire à la recherche, matériel dont le CNRS, lui, était doté. C’est de là qu’est partie toute l’histoire !

 

HTS’Mag : Donc, au départ, le CNRS mettait son équipement à votre disposition. Mais vous parlez d’une relation « amicale et durable » : comment s’est-elle développée ?

J.F. : Les chercheurs du CNRS ont la possibilité de travailler à hauteur de 20 % de leur temps de travail avec des entreprises privées(1). Tout le monde est gagnant. Les chercheurs sortent du cadre strict de la recherche fondamentale pour mettre un pied dans le monde de la recherche appliquée, et les entreprises-partenaires jouissent de leur expertise et de leurs conseils. Quant au CNRS, il diversifie ses sources de revenus.

Nous avons avec Monsieur Vincent Méjean un contrat « équipe-conseil ». Cela fait plus de 20 ans que nous travaillons main dans la main. Au fil du temps, le partenariat professionnel s’est transformé en une belle amitié, sincère et durable.

 

HTS’Mag : Ces contrats « équipeconseil » créent de belles synergies. Les entreprises ayant signé de tels contrats sont-elles nombreuses ?

J.F. : Hélas non ! À peine plus de 10 % des centres du CNRS ont des contrats « équipe- conseil » avec des entreprises-partenaires. Le concept est méconnu et c’est regrettable : la recherche fondamentale est un outil précieux pour nous aider à développer des produits et solutions innovants.

 

HTS’Mag : Le partenariat entre HTS BIO et le CNRS ne s’arrête pas là. Expliquez-nous.

J.F. : En plus de ce que nous venons d’évoquer, nous « partageons » des doctorants qui effectuent leur thèse au sein du CNRS sur des problématiques très pointues. D’autre part, et c’est une collaboration encore plus « intime », un docteur en microbiologie employé par HTS BIO est en poste au sein même du CNRS.

 

HTS’Mag : Pouvez-vous nous donner un exemple de thématique sur laquelle travaille un doctorant ?

J.F. : Actuellement, un étudiant en thèse travaille sur la compréhension des biofilms bactériens. Un biofilm est une structure multicellulaire organisée et complexe. Il protège les cellules des stress exogènes et permet une activité cellulaire optimale(2).
HTS’Mag : Avez-vous d’autres projets en lien avec le CNRS pour l’avenir ?

J.F. : Depuis 2015, HTS BIO est agréée par le ministère de la Recherche en tant qu’organisme exécutant des travaux de R&D pour le compte d’entreprises. Les frais étant déductibles à hauteur de 30 % dans le cadre du crédit impôt recherche (CIR).

En 2017, nous avons l’ambition de renforcer encore notre partenariat en accédant au statut de « laboratoire commun » avec le CNRS. Un investissement colossal qui nous permettra de mutualiser encore plus les moyens (matière grise, matériel) pour travailler sur des projets communs. Le dossier suit son cours. Nous espérons avoir l’honneur d’accéder à ce prestigieux statut.

 

(1) Lire l’article “Le CNRS, un partenaire fondamental” https://htsmag.htsbio.com/le-cnrs-un-partenaire-fondamental/

(2) Plus d’informations sur les biofilms : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biofilm


DATES CLEFS

  • 1991

Premier contrat établi entre Jacques Faudin et Gérard Giordano (directeur de recherche au CNRS) pour la « Constitution d’une banque de micro-organismes pour le biotraitement des déchets industriels et de l’environnement ».

  • 1992-1994

Début des productions industrielles et identification des bactéries par KeyBio (techniques classiques, 2-3 jours). Traitements pour la dénitrification, les bacs à graisses et les lisiers.

  • 1995

Production de biosurfactants et dégradation des hydrocarbures avec l’aide de Gilbert Milles (professeur chimiste) et Vincent Méjean (directeur de recherche, génétique moléculaire).

  • 1997

Bourse régionale avec Jean-Philippe Dos Santos (aujourd’hui directeur technique et scientifique de HTS BIO).

Identification des bactéries par le test PCR.

  • 2000

Contrat de collaboration.

  • 2001

Premier prix à l’innovation (pour Jean-Philippe Dos Santos, HTS BIO et le CNRS)

Publications et brevets internationaux.

  •  2001-2014

Contrat “équipe-conseil” avec le laboratoire de chimie bactérienne (LCB) à Marseille.

  •  Depuis 2015

Contrat « équipe-conseil » et contrat de collaboration avec le laboratoire de Bioénergétique et Ingénierie des Protéines (BIP) au sein de l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée à Marseille.

Obtention de l’agrément par le ministère de la Recherche en tant qu’organisme exécutant des travaux de R&D pour le compte d’entreprises.

  • 2016

Dépôt du dossier de candidature pour accéder en 2017 au statut de « laboratoire commun ». Il s’agit de la forme la plus intégrée de recherche partenariale.

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